Sanctuaire de Notre Dame de Valfleury

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lundi, octobre 22 2012

TEMPS DE FÊTE AU SANCTUAIRE

Loto du Sanctuaire de Notre Dame de VALFLEURY

Dimanche 29 octobre à partir de 14h00

Salle des Fêtes De Valfleury

De nombreux lots divers

Les bénéfices serviront à la réfection de l'électricité

De l'Eglise du Sanctuaire Notre-Dame de Valfleury

Venez nombreux à ce temps de fête !

samedi, juin 9 2012

Fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ

« LE GRAND MYSTERE DE LA FOI: LE CORPS ET LE SANG DU CHRIST »

fête du Saint Sacrement 2012

Nous sommes en pleine période de Communions, et aujourd'hui nous célébrons la fête du Saint Sacrement. En même temps nous sommes amenés à réfléchir sur le manque des prêtres. Tout cela nous fait penser à l'Eucharistie. Et une question se pose: aurons-nous encore la messe? En douze années (2000-2012) le nombre de prêtres a diminué d'un tiers dans le diocèse de st Etienne (de 260 on est passé à 173). Le nombre d'ordinations ne compense pas le nombre des prêtres qui quittent le ministère. Aurons-nous encore la messe? La question est d'actualité. Peut-être la messe va devenir exceptionnelle!!! Mais la question rebondit: pourrions-nous communier tout de même dans les assemblées en absence de prêtre? Difficile à répondre. Mais, ce qui est certain c'est qu'il nous va falloir faire pas mal d'efforts, voire même,  pas mal de km!!

Souvenons-nous que les gens de l'Ancienne Alliance montaient à Jérusalem, en pèlerins (c'est-à-dire à pied) pour célébrer la Pâque. Jésus, lui-même pour son repas pascal envoie ses disciples jusqu'à « la ville » le préparer. Souvenons-nous que les gens d'aujourd'hui n'hésitent pas à faire quelques km pour faire leurs commissions dans les centres commerciaux.

Peut-être l'Eucharistie se fera de plus en plus rare (les messes se feront de plus en plus rares) et il faudra trouver d'autres manières de célébrer notre foi chrétienne. Mais cela nous rappelle aussi quelque chose d'essentiel: l'Eucharistie est un événement exceptionnel!!! c'est-à-dire hors pairs!!

En effet l'Eucharistie n'est pas une obligation mais un cadeau1. Elle n'est pas un précepte dominical que l'on se presse de quitter le plus vite (avant même le chant d'envoi), mais un événement merveilleux auquel on s'empresse de participer. Non pas une célébration que l'on exige mais une nourriture que l'on implore. Non pas une nourriture que l'on exige les poings fermés, mais une nourriture que l'on mendie les mains ouvertes. Une nourriture dont on a faim.

Une nourriture surprenante: le Corps et le Sang du Seigneur. Déjà les gens de l'Evangile se demandent: comment cet homme peut-il donner sa chair à manger? En réalité cela nous rappelle quelque chose d'essentiel: l'homme est un être qui a faim de Dieu, faim de spiritualité! Et Jésus seul le rassasie! Par sa Parole et par le Pain qu'il donne.

Dans l'Ancienne Alliance, les gens faisaient des sacrifices rituels et aspergeaient le peuple avec du sang d'animaux en disant « voici le sang de l'Alliance que … le Seigneur a conclue avec vous ». Dans la Nouvelle Alliance Jésus prend une coupe remplie de vin et dit « ceci est mon sang... le sang de la Nouvelle et éternelle Alliance répandu pour la multitude ». Lorsque l'on soulève le calice nous nous souvenons que l'amour de Jésus est toujours nouveau et pour l'éternité et que nous communions à sa vie.

Dans l'Ancienne Alliance on prenait du pain azyme (sans levain) en disant: « Béni sois-tu, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui fais sortir le pain de la terre. Béni sois-tu, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui nous as sanctifiés par tes ordonnances, et nous ordonnas de manger le pain azyme. ». Dans la nouvelle Alliance le pain « fruit de la terre et du travail de l'humanité » devient par la Parole même de Jésus nourriture spirituelle (« ceci est mon Corps »). Peut-on s'en passer? Si c'est le signe de l'alliance, du lien qui nous unit à Dieu, on ne peut pas s'en passer.

La fête d'aujourd'hui, fête du  « Saint Sacrement » nous rappelle que l'Eucharistie est un culte et un don sacré. Tout en étant aussi communion fraternelle. Communion fraternelle et don sacré vont ensemble: l'histoire nous montre qu'à trop vouloir souligner un aspect on finit par sacrifier l'autre. Nous églises sont un lieu de rassemblement fraternel, mais aussi le tabernacle qui « cache » une présence sacrée nous rappelle que les églises sont un lieu d'adoration. Adoration et Communion voilà le sens de la fête d'aujourd'hui.

« La rencontre avec Jésus dans la Sainte Messe se réalise vraiment et pleinement lorsque la communauté est en mesure de reconnaître que, dans le Sacrement, il habite dans sa maison, nous attend, nous invite à sa table, et puis, après que l’assemblée s’est dispersée, il reste avec nous, par sa présence discrète et silencieuse, et il nous accompagne de son intercession, en continuant à recueillir nos sacrifices spirituels et à les offrir au Père » (Benoit XVI).

Autrefois, on se mettait à genou et l'on encensait l'ostensoir et l'on jetait des fleurs. C'était peut-être un peu ostentatoire! Et l'on peut faire plus simple. Mais cela nous rappelle que nous ne devons pas oublier le sens de l'adoration. Communion et contemplation ne peuvent pas être séparées. La communion est dialogue profond avec Dieu.

« Lors de la Dernière Cène, Jésus a institué le sacrement de son Corps et de son Sang, le Mémorial de son Sacrifice pascal. En agissant ainsi, il s’est mis lui-même à la place des sacrifices anciens, mais il l’a fait à l’intérieur d’un rite, qu’il a commandé à ses apôtres de perpétuer, comme le signe suprême du vrai Sacré, qui est Lui-même. C’est avec cette foi, chers frères et sœurs, que nous célébrons aujourd’hui et chaque jour  le Mystère eucharistique et que nous l’adorons comme le centre de notre vie et le cœur du monde » (Benoit XVI).

Aurons-nous encore la messe? Et le cas échéant pourrions-nous tout de même communier dans les assemblées sans prêtre? Ces questions nous forcent à approfondir notre foi et à nous dire que l'Eucharistie n'est pas un acte habituel (une habitude) mais un acte exceptionnel: un événement hors pairs, une nourriture exceptionnelle dont il nous faut véritablement avoir faim: car avant de pouvoir nous rassasier à la table du ciel nous devons d'abord avoir faim de Dieu. AMEN

1Voici l'une des prières qui est dite pendant le repas pascal juif : « Béni sois-tu, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui fais sortir le pain de la terre. Béni sois-tu, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui nous as sanctifiés par tes ordonnances, et nous ordonnas de manger le pain azyme. » Saint Paul : « Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte ? Purifiez-vous du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain. Car le Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non pas avec du vieux levain, ni avec du levain de méchanceté et de perversité, mais avec des pains sans levain : dans la pureté et dans la vérité. » ( 1 Co 5, 6 - 8 ).

mardi, mai 1 2012

LE TRAVAIL HUMAIN - fête de saint Joseph ouvrier 1 mai

PERES DU SAINT CONCILE POUR QUE LE SOUVENIR S'EN MAINTIENNE A JAMAIS CONSTITUTION PASTORALE SUR L'EGLISE DANS LE MONDE DE CE TEMPS GAUDIUM ET SPES
 
 Position du problème

 
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 Par son travail et son génie, l'homme s'est toujours efforcé de donner un plus large développement à sa vie. Mais aujourd'hui, aidé par la science et la technique, il a étendu sa maîtrise sur presque toute la nature, et il ne cesse de l'étendre; et, grâce notamment à la multiplication des moyens d'échange de toutes sortes entre les nations, la famille humaine se reconnaît et se constitue peu à peu comme une communauté une au sein de l'univers. Il en résulte que l'homme se procure désormais par sa propre industrie de nombreux biens qu'il attendait autrefois avant tout de forces supérieures.

 Devant cette immense entreprise, qui gagne déjà tout le genre humain, de nombreuses interrogations s'élèvent parmi les hommes: quels sont le sens et la valeur de cette laborieuse activité ? Quel usage faire de toutes ces richesses ? Quelle est la fin de ces efforts, individuels et collectifs ? L'Eglise, gardienne du dépôt de la parole divine, où elle puise les principes de l'ordre religieux et moral, n'a pas toujours, pour autant, une réponse immédiate à chacune de ces questions; elle désire toutefois joindre la lumière de la Révélation à l'expérience de tous, pour éclairer le chemin où l'humanité vient de s'engager.

 Valeur de l'activité humaine
 
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 Pour les croyants, une chose est certaine: considérée en elle-même, l'activité humaine, individuelle et collective, ce gigantesque effort par lequel les hommes, tout au long des siècles, s'acharnent à améliorer leurs conditions de vie, correspond au dessein de Dieu. L'homme, créé à l'image de Dieu, a en effet reçu la mission de soumettre la terre et tout ce qu'elle contient, de gouverner le cosmos en sainteté et justice (1) et, en reconnaissant Dieu comme Créateur de toutes choses, de lui référer son être ainsi que l'univers: en sorte que, tout étant soumis à l'homme, le nom même de Dieu soit glorifié par toute la terre (2).

 Cet enseignement vaut aussi pour les activités les plus quotidiennes. Car ces hommes et ces femmes qui, tout en gagnant leur vie et celle de leur famille, mènent leurs activités de manière à bien servir la société, sont fondés à voir dans leur travail un prolongement de l'oeuvre du Créateur, un service de leurs frères, un apport personnel à la réalisation du plan providentiel dans l'histoire (3).

 Loin d'opposer les conquêtes du génie et du courage de l'homme à la puissance de Dieu et de considérer la créature raisonnable comme une sorte de rivale du Créateur, les chrétiens sont au contraire bien persuadés que les victoires du genre humain sont un signe de la grandeur divine et une conséquence de son dessein ineffable. Mais plus grandit le pouvoir de l'homme, plus s'élargit le champ de ses responsabilités, personnelles et communautaires. On voit par là que le message chrétien ne détourne pas les hommes de la construction du monde et ne les incite pas à se désintéresser du sort de leurs semblables: il leur en fait au contraire un devoir plus pressant (4).

 

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