VISITE GUIDEE DU SANCTUAIRE ET SES ALENTOURS

 

Le Sanctuaire de Valfleury offre au pèlerin plusieurs « lieux » de prière et promenade. Le pèlerin est quelqu’un qui « prie avec les pieds », il est un marcheur dans la foi, un chercheur d’intériorité. Outre l’église et la statue de Notre Dame, dans cette marche le pèlerin trouve à Valfleury les suivants lieux de dévotion : les monuments de l’Immaculée Conception, du purgatoire et du Calvaire ; la croix Cochet ; la croix du pont ; la Chaise de Marie ; l’Hermitage ; la croix de st Chamond ; la croix de l’ermite ; le Fléchat ; la croix de la Gachet et le cimetière

 

  1. Le monument de l’Immaculée Conception

 

Adossée au « Jardin des Pères », en face de l’abside de l’église de Valfleury, en forme de portique, avec niche et autel, se trouve la statue de l’Immaculée Conception. La Madone de ce monument a été bénite le dimanche 1er octobre 1882. Sur l’autel on peut voir régulièrement des fleurs apportées par les pèlerins à celle qui est « Comblée de Grâce ».

 

« L’édicule lui-même est un parterre fleuri. Il est revêtu tout entier d’une mosaïque aux tons les plus variés dans les dessins les plus multicolores. Arabesques, fleurs, gracieux contours, chiffres symboliques… se détachent sur un fond d’une blancheur immaculée » (Abbé Salesse, Histoire du pèlerinage » p. 204). L’auteur de ce monument est le père Forestier.

 

  1. Le monument du Purgatoire

 

En descendant sur le chemin sur lequel est élevé le monument de l’Immaculée Conception, on trouve à sa droite le monument du Purgatoire. Son auteur, le père Forestier a voulu faire une représentation en relief du purgatoire, sur laquelle tombe un rayon de feu. Le rayon flamboyant semble consumer les âmes qui se tordent sous le coup de la douleur. Toutefois elles semblent consolées par l’autel placé contre le lieu de leurs souffrances d’où, à certains jours s’élève vers elles le sang rafraichissant et libérateur de la victime du salut (Idem. p. 210).  Ce monument a été béni le 17 août de l‘année  1884, devant plus de trois mille personnes.

 

  1. Le monument du Calvaire et le chemin de croix

En longeant le mur de clôture du jardin de Pères, on arrive au Calvaire. Ce monument est une montagne en rocailles au dessus de laquelle se dressent les trois croix des évangiles : La croix de Jésus au milieu, et les deux larrons, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Au pied de la croix de Jésus se tiennent sa Mère et le disciple bien-aimé, dans une attitude de surprise et émotion. En contrebas de la croix de Jésus se trouve une Pietà. Au pied de la montagne on aperçoit deux grottes, la première, représentant l’agonie, la deuxième, le saint sépulcre. Un chemin en lacets aide les pèlerins à escalader la montagne. L’auteur de ce monument n’est autre que le Père Forestier. Le monument a été béni en 1882, devant quatre mille personnes.

 

En contrebas du monument du Calvaire se trouve le chemin de croix qui longe l’ « Allée des Pères ».

 

 

  1. La croix Cochet et la croix du pont

 

 A quelques pas du Calvaire, et sur la rive droite du petit ruisseau qui descend de la montagne, se trouve l’Allée des Pères, avec son chemin de croix. A mi-chemin sur la droite se trouve la « croix Cochet ». Elle évoque la mémoire de M. Louis Cochet, qui succombe à une apoplexie à son retour de St Chamond. La chronique dit qu’il fut pasteur aimable et d’une vertu charmante.

 

Presque Parallèle à la « croix Cochet », sur la route qui monte du Calvaire et qui communique avec la route départementale qui monte de Cellieu, se trouve « la croix du pont ». Ce nom lui vient de son voisinage avec le pont qui surplombe la Durèze. Elle est en pierre et d’une belle hauteur. Elle ornait jadis la place qu’on voyait devant l’Hermitage. Démolie à l’époque de la Révolution, elle a été érigée  en 1873. On lit sur la face gauche de son piédestal : « C. Fournel natif de Saint-Victor-sur-Loyre P. de F.[Pays de Forez] a faict faire ceste croix pour un vœu qu’il a faict en ceste Hermitage étant assailli de grande maladie, lequel aussitôt faict, a reçu guérison 1635. »

 

  1. La chaise de la Vierge et le Rosaire

 

A quelques centaines de mètres au-dessus du Sanctuaire de Valfleury s’élève le « la Chaise de la Vierge », un aride rocher. Sa renommée lui vient du fait que, lors de la découverte de la Statue de Notre Dame de Valfleury, auprès d’un genet fleuri, et par la suite quand elle fût emportée, contre son gré à St Christo, elle revint sous le genêt d’or où elle voulait son sanctuaire, s’arrêtant un instant sous le rocher, appelé depuis « la chaise de la Vierge ».

 

Là, les mères apportent ceux de leurs petits enfants qui sont lents à marcher, afin de la bonne Vierge leur délie ou leur fortifie les jambes. Si c’est un garçon on l’apporte trois vendredis de suite, trois samedis de suite, si c’est une fille. (Abbé Salesse, Histoire du pèlerinage » p. 222)

 

Le Père Bussy (1899-1903) a voulu représenter les Mystères du Rosaire et plaça sur « la Chaise de la Vierge » une statue monumentale de la Sainte Vierge. Elle constitue la quinzième des quinze stations du Rosaire, « le couronnement de la Vierge ». Les autres quatorze mystères se trouvent sur la colline. Le pèlerin y est conduit par un chemin en lacets. Au sommet de la colline se trouve une tour observatoire d’où la vue s’étend jusqu’à Lyon.

 

 

  1. L’Hermitage et « Notre Dame de Saint-Cri » (Saint-Christ)

 

En 1611, « frère Claude de St Andosse, prêtre aumônier du roi » Louis XIII, du diocèse de Besançon, décide de se faire ermite près de Valfleury au lieu dit « Mont Doré », sommet d’un monticule situé près du rocher de la Chaise de la Vierge, « pour y vaquer à prier et y servir Dieu selon sa dévotion ». (Cf. Bernadette CARCEL, La Vallée Fleurie, p. 39). Il lui a été accordé de construire un oratoire de sept « toises » de long et de trois « toises » et demi de large… de trois « toises » de hauteur, ainsi qu’un ermitage de deux « toises et demi de large et de trois « toises » et demi de long. (Une toise = 2.5632 m). Deux cents ermites se sont succédés au « Mont Doré jusqu’à la fermeture de l’hermitage en 1789. L’hermitage fut détruit pendant la Révolution.

 

Claude de St Andosse commanda aussi une statue de la Vierge avec l’Enfant, qui sera appelé Notre Dame de Saint-Cri (Saint-Christ), laquelle fut cachée pendant la Révolution. Elle actuellement dans la Crypte de l’Eglise. La croix du Pont dont nous avons parlé plus haut est aussi un vestige de l’Hermitage.

 

« Notre Dame de Saint-Cri » : « Statue en bois polychrome, réalisée vers 1612-1615. Marie tient dans sa main droite une fleur de lys symbole de la pureté. Identique à un sceptre, ce lys, ainsi que la couronne dont elle est coiffée, apparait comme un attribut de cette Reine du ciel. La longue chevelure qui encadre son visage, avant de s’épandre en longues mèches ondulée sur les épaules, le manteau et la robe aux plis soigneusement ordonnés, l’attitude empreinte de dignité, donnent à l’ensemble une certaine majesté. L’Enfant Jésus est figuré sur les traits d’un adolescent tenant d’une main le globe  terrestre, bénissant de l’autre les fidèles vers lesquels il porte le regard. Les visages et les extrémités des membres sont recouverts d’une peinture noire inscrivant cette statue parmi les énigmatiques Vierges Noires. Sur le socle un angelot souriant. » (Cf. Bernadette CARCEL, La Vallée Fleurie, p. 39).

 

  1. La croix de Saint-Chamond et la croix de l’ermite
"La Croix de l'ermite" (1702) appelée populairement "Croix de la Glacière" et qui a été élaborée par frère Mathieu Antoine PAREL, ermite du mont saint George de Saint Chamond.

Sur le devant de la Croix on lit: STA MAGDALENA (Ste Madeleine) ORA PRO NOBIS

FRATER MATHAEUS ANTONIUS PAREL HERMITUS IN CELLA MONS ST GEORGius SANCHAMONENSIS

Sur le revers de la croix: STE BARBARA ORA PRO NOBIS

 

8. La Croix de la Gachet

  

 

9. La Fontaine Miraculeuse